Pour extérioriser son harcèlement scolaire, Rutra s'est tourné vers la poésie il y a 6 ans, avant de se lancer dans la musique. Cette transition a été compliquée, car il manquait d'expérience et a dû faire face à des moqueries. Sa détermination, soutenue par son ami artiste Zinc, l'a guidé vers le blues, un style qu'il apprécie pour son histoire, sa sonorité et sa fascination pour le saxophone, qu'il aime pour son fonctionnement et ses sonorités.
Il alterne entre musique et études. La musique est omniprésente dans sa vie, mais il veille à garder un équilibre entre ses deux choix de vie. Il s'inspire de ce qui l'entoure ainsi que de son vécu pour créer.
Ses inspirations et collaborations de rêve oscillent entre rap et pop, allant de Wallace Cleaver à Ariana Grande, en passant par NF.
Il nous a partagé un événement marquant : « Mon tout dernier concert, celui à la Camillienne le 22 novembre 2024, m'a vraiment fait réaliser que ma musique impacte les gens. J'ai vu que beaucoup de personnes avaient pris de leur temps, voire de leur argent, pour venir me voir performer, et ça m'a touché. »
Il raconte aussi une anecdote : « Houdi est un gars super drôle quand on discute, mais faites bien attention : d'après mon expérience, il faut bien dissocier l'artiste de l'humain, car parfois ils sont très différents, et pas toujours en bien. »
Pour l'instant, son œuvre la plus sentimentale est Louanges (du dernier EP TIMBERLAND), dont le numéro de la track et le lien peuvent être insérés ici.
Côté matériel, il possède un home studio avec une carte son Steinberg UR22, un micro, Pro Tools, et une enceinte Sharp. Il va aussi enregistrer dans un studio de temps en temps.
Pour la suite de ses projets, il souhaite continuer dans la musique, en étant toujours plus original, en proposant des visuels peu ou pas encore réalisés en France, et son objectif est de remplir l'Olympia dans 3 ans.
Sa musique est disponible sur toutes les plateformes.
Concernant son rapport aux réseaux sociaux et sa carrière : « Très important, même si ça me désole un peu. Aujourd'hui, il faut une présence sur les réseaux pour commencer à se faire connaître. Mais je préfère largement le bouche-à-oreille ou rapper quand je rencontre des gens, c'est plus « à l'ancienne ». »
Il précise aussi : « Je les utilise surtout pour la promo. Je traîne peu sur les réseaux, je n'aime pas trop ça. J'utilise Instagram, TikTok, et YouTube pour partager mes clips. »