Jeune rookie fidèle au bdlm

Jeune rookie fidèle au bdlm

Jeune rookie qui prend son temps et expérimente les styles.Il représente fièrement les couleurs de GAME CHANGER.Il nous à fais une démonstration de flow sur son titre BLMN.On attend la...

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Moi c'est NEEDZ.

J'ai commencé la musique vers mes 15 ans, à la fin du collège. Au lycée, j'étais en groupe — la RGK — puis j'ai tenté un solo, mais sans trop y croire.
C'est vraiment que récemment que j'ai décidé de prendre les choses en main. J'avais déjà sorti un son sur les plateformes, Top, dans une vibe Jersey, et là je suis revenu avec une énergie sexy drill.

Mon univers artistique ?

Franchement, il est vaste. J'aime pas me limiter à un style ou un mood précis. Mais mon univers, c'est ce que j'ai dans la tête, ce que je ressens. Un truc sincère, parfois mélancolique. J'essaie juste de retranscrire ça à ma manière.

Le moment déclencheur ?

Franchement, ça s'est pas fait d'un coup. Au début, tu cherches beaucoup, tu demandes des conseils à droite à gauche, tu essaies d'être bien entouré… Et j'ai eu des gens qui m'ont vraiment aidé, qui m'ont accompagné.
Mais avec le temps, j'ai compris que c'était un travail que je devais faire seul. Fallait que je me trouve moi-même, musicalement et personnellement. Et c'est en passant par là que j'ai su ce que je voulais vraiment faire.
Et si je dois citer un vrai déclic : ma première scène, à l'iBoat. Voir que t'arrives à capter un public avec un truc que t'as écrit chez toi, que t'as composé toi-même… et que les gens chantent, ressentent… Franchement, c'était fort.

Où je trouve l'inspiration ?

Franchement, dans tout. Je suis très auditif, très visuel, donc un film, une ambiance, un sample, un regard même… ça peut partir de là.
Et je me limite pas. Je peux m'inspirer de plein de choses différentes.
Après faut dire aussi que mes potes jouent un rôle de fou. J'en ai beaucoup qui font de la musique, et ils m'ont vraiment aidé à me construire, à me consolider musicalement.

Les réseaux, ils ont une place de fou dans ma vie d'artiste.
C'est clairement l'endroit où je suis le plus. Je suis tout le temps dessus — parfois un peu trop, je vais pas mentir. Mais c'est là que je capte ce qui se passe, les nouvelles vibes, les nouvelles pépites, les tendances… j'essaie de rien rater.
C'est aussi là que je partage, que je diffuse ma musique. En 2025, t'as pas le choix, faut passer par là si tu veux toucher du monde.
Mais avec le temps, j'ai aussi compris qu'il fallait faire attention, savoir revenir dans la vraie vie. À un moment, j'étais trop dedans. Maintenant j'essaie de garder un équilibre.

Mon organisation ? 

Franchement… je suis pas organisé du tout.
Et bizarrement, c'est comme ça que je fais mes meilleurs sons. Je bosse beaucoup à l'instinct, au feeling. Je suis sur BandLab avec mon téléphone, j'enregistre direct dès que j'ai une inspiration, et après je prends le studio.
Je peux pas me forcer à créer. Si on me dit "vas-y, on va au studio, fais un son", ça bloque. J'ai besoin que ça vienne tout seul, que le mood soit là.
Pour moi, être artiste, c'est avant tout être spontané. Faut laisser venir les choses. C'est ça qui fait que c'est naturel.

La place de mon projet dans ma vie ?

Elle est énorme.
La musique, c'est un rêve que j'ai depuis très longtemps. C'est pas juste un truc que je fais pour dire "je suis artiste" — c'est ce que j'aime profondément.
J'ai d'autres projets perso à côté, bien sûr, mais être artiste, c'est ce qui me parle le plus. C'est là que je veux que ça paye, c'est là que je me sens à ma place.
Même si un jour je faisais autre chose, je sais que je serais toujours dans la création. Parce que c'est mon échappatoire, c'est ce qui me définit.
Mais avec le temps, j'ai aussi appris à rester connecté à la vraie vie, à garder un équilibre.

Ce qui m'a marqué jusqu'ici ?

Déjà, la scène de l'iBoat. C'est la première fois que je me suis retrouvé face à un public, avec ma musique, mes mots, et de voir que ça réagit… c'est un truc que j'oublierai jamais.
Et puis il y a Balmain, mon premier son sérieux. Pour moi, c'est le vrai point de départ. Ça lance tout.
Pour l'instant, j'ai pas encore vécu mille trucs, mais je sens que c'est le début d'un vrai parcours.

Des collabs, bien sûr je pourrais t'en citer plein.
Tu connais, quand t'es dans la musique, t'as forcément envie de bosser avec plein de gens, que ce soit des beatmakers, des clippeurs, peu importe.
Mais là, en vrai de vrai, je suis focus sur moi et mes gars, GAMECHNGR.
C'est ça que je veux pousser, c'est ça que je veux montrer. Après ouais, les collabs viendront, t'inquiète, mais pour l'instant c'est moi, mon univers, et c'est tout.

Une anecdote ?

Mon son BLMN, la sexy… à la base, c'était pas du tout prévu. J'étais sur YouTube, j'enchaînais les productions, je savais même pas quoi faire. Et là, je tombe sur une production, je top-line direct sur mon téléphone, comme ça, sans réfléchir.
Je suis monté à Paris, j'ai enregistré le son, et bizarrement, c'est là que tout a changé. Les retours étaient lourds, vraiment.
Avant ça, tous les sons que je faisais pendant ma phase de recherche, les gens kiffaient pas trop. Et c'est pas grave, je faisais pas ça pour eux.
Mais BLMN, ça a fait tilt. Moi j'ai compris, eux aussi. Et c'est là que je me suis dit : "ok, en vrai… c'est ça que je veux faire."

Un conseil à mon moi enfant ?

Franchement, je pense pas avoir de grand conseil à donner, parce que j'ai rien accompli encore. Je suis au début, j'ai juste un son, donc je suis personne pour l'instant.
Mais s'il y a un truc que je peux dire, c'est : sois toi-même. Vraiment.
Fais la musique que tu aimes, pas celle que tu crois devoir faire. Parce que si tu perces avec un truc qui te ressemble pas, tu vas finir bloqué là-dedans, à faire un style que tu assumes même plus. Et les gens, eux, te colleront cette image.
Alors perce avec ce que tu as dans le cœur, pas avec un masque.

Mon œuvre la plus sentimentale ?

En vrai, pour l'instant j'ai rien sorti de vraiment profond, mais ça va pas tarder. Tous les sons que je prépare là, ils sont sincères, je te mens pas.
Il y en a où je peux un peu enjoliver la vie, tu connais, mais dans le fond c'est toujours ce que je ressens que je mets. Je raconte ce que j'ai dans la tête, comment je me sens.
Donc j'ai pas encore LE son le plus sentimental… mais reste branché, ça arrive.

 

29 juillet 2025